vendredi 31 octobre 2008

Renforts allemands

Voilà, comme toujours, quand on commence une armée, on finit par essayer d'avoir tous les types de troupes. cette fois-ci j'espère bien avoir fini les Allemands pour 1943-45. Pfiou. M... des tenues camouflées...

Voici trois Panthers peints selon le même schéma de couleur que les Tigres:




Voilà aussi qui m'a pas mal occupé: la peinture des "taxis blindés" Sdkfz 251, avec leur camouflage 1944, deux modèles avec passerelles (pour les pionniers) et un "Stuka zu Fuss" équipé de lance-roquettes.



Avec ce que j'avais déjà, tout ça nous fait donc une compagnie de Panzergrenadiers blindés:







Et ensuite une compagnie mécanisée en camions:


Le flash rend les pare-brise plus bleus qu'en réalité, désolé.






N'oublions pas une section de pionniers avec leurs engins blindés et deux lance-flammes:


Il s'agit des nouvelles références de Battlefront (plus fines).


Les officiers peuvent se congratuler.



Tant que j'y étais, et pour avoir tous les choix de troupes, j'ai ajouté une compagnie de grenadiers classiques pour 1943-45, avec Panzerfaust:






A cela s'ajoutent les Tigres, Pz IV, Stug, Pak 43, Flakvierling, etc. Bref, normalement de quoi faire les plus gros scénarios pour Blitzkrieg... Sans doute la BATAILLE DE KOURSK!!!!

Ligny 1815 (NPOW)

Après la campagne de France, celle de Belgique de funeste mémoire. Mais avant la morne plaine du 18 juin, il y avait eu le 16 une belle entrée en campagne du côté de Ligny.

Ce jour-là, sous les yeux de l'Empereur, les corps de Gérard (Olivier) et de Vandamme (Aniboule) affrontaient les corps de Ziethen (Le Bret) et de von Pirch (SD).


La cavalerie française (dragons et hussards) de Gérard se met en place sur la droite:








La réserve de cavalerie prussienne (hussards, dragons et Uhlans) fait mouvement pour contrer les cavaliers français. Mais elle sera obligée de s'arrêter et de consolider le flanc gauche prussien.


Le mouvement de Gérard n'est en effet qu'une feinte, les Français ayant surtout pour objectif de s'emparer des villages de Saint-Amand et de Ligny au centre du champ de bataille.
A marches forces, les Français foncent, tâchant de prendre de vitesse les Prussiens:


Plus nombreux, mais sur un front plus étroit, les Prussiens de Ziethen ont du mal à coordonner leurs mouvements.


Ils parviennent à former une ligne cohérente autour des villages.




Mais les Français ne s'embarrassent pas de percer la ligne prussienne. Il leur suffit de s'emparer des points forts de Saint-Amand et de Ligny pour contraindre l'ennemi à la retraite. ils font affluer les renforts qui se jettent dans un furieux combat dans les villages.



A la fin de la journée, les Français contestent les deux villages. Autour, la pression prussienne reste forte d'autant que les Prussiens restent plus nombreux et ont saigné les renforts français. Mais Gérard s'est emparé des objectifs (la colline au sud, le bois au nord-est). La victoire est donc française. Les Prussiens ont la consolation de se retirer en bon ordre, préservant leurs chances pour les combats ultérieurs. Résultat historique là encore.

Montmirail 1814 (NPOW)

Un exemple d'application de la règle NPOW à la reconstitution d'un célèbre épisode de la campagne de France. Les listes utilisées sont celles de la FFJH (merci encore à Didier Rohas).

Olivier joue les Français (le corps de la Garde Impériale de Mortier, renforcé par les Marie-Louise de la division Ricard).
Le Bret joue les Russes de Sacken, renforcés par une brigade Prussien du corps de Yorck.

Voilà les positions marquées par les bases de mouvement en début de bataille:


Sur l'aile droite, la division Ricard est découverte:

Olivier lui a donné comme ordre de servir d'appât et d'engager l'ennemi à distance.


Les Russes sont prêts à attaquer sur leur gauche:


Malgré les pertes, les Russes s'avancent, obligeant les Français à former une ligne défensive.


L'acharnement et l'endurance des mousquetiers russes finit par payer; ils arrivent à submerger la ligne de Ricard.

Ils capturent même une batterie française!



Bien décidés à submerger l'ennemi, les Russes ne font pas dans la manoeuvre subtile. Leur cavalerie a reçu l'ordre d'attaquer droit devant au centre. celui-ci est tenu par la cavalerie adverse (lanciers polonais et dragons de l'Impératrice). Les hussards russes s'élancent suivis des dragons.


Mais la charge sera arrêtée avant le choc par les tirs de l'artillerie à cheval française.


Seuls les dragons russes parviennent au corps à corps, mais sans pouvoir entamer les dragons français:


Sur sa gauche, Olivier fait manoeuvrer la Garde Impériale. Tandis que la moyenne garde s'avance pour fixer les Russes dans le village de Marchais...




...la Vieille Garde (chasseurs et grenadiers à cheval, chasseurs et grenadiers à pied) entreprennent de tourner le corps de Sacken par sa droite.



Les Russes ne peuvent leur opposer que des cosaques! Sacken se retranche alors dans Marchais et fait accourir ses réserves pour protéger sa ligne de communication.
Malgré les pertes de la Moyenne Garde, le village de Marchais est contesté par les Français.


Leur ligne de communication coupée, se maitenant difficilement dans Marchais et ne parvenant à percer ni au centre ni sur leur leur gauche, les Russes sont battus. Beau résultat historique pour les Français.

Une règle napoléonienne: NPOW

Pas besoin d'être psy pour savoir que ma passion pour l'époque napoléonienne doit certainement être liée à un souvenir d'enfance, et notamment aux lithographies que mon père avait encadrées sur les murs.



Il s'agissait de reproductions des gravures populaires de la fin du XIXe siècle, dans ce qu'on appelait alors "le genre militaire". Vous voyez de quoi je veux parler: poses héroïques, personnages moustachus, souplesse des cavaliers, aspect redoutable des grenadiers.








On y voyait, parés de couleurs défraichies (le rouge devenait ocre, le vert devenait bleu), des soldats de la Grande armée. On retrouvait même une reproduction du célèbre tableau de Horace Vernet montrant la main du conquérant: Napoléon à Friedland.



Et une autre reproduction de Géricault:


Vous pensez si ces images ont gravé dans ma mémoire de tout petit le souvenir de noms bizarres mais glorieux (Austrelitz, Friedland, carabinier, chasseur, grenadier) et des uniformes rutilants. Depuis, je suis mordu. J'ai avalé pas mal de bouquins bon marché sur le thème quand j'étais adolescent. Notamment celui de Georges Blond, que je ne me lassais pas de lire, et qui n'était sans doute pas le pire dans la veine "légende dorée napoléonienne". L'auteur se basait pas mal sur les mémoires et souvenirs pour essayer de "faire parler les grognards plutôt que l'Empereur". Il échouait dans son projet, certaines campagnes apparaissant peu dans les mémoires, à part celles tournant autour de Napoléon. De plus, les souvenirs des soldats et des officiers sont loin d'être exempts d'exagérations ou de justifications apologétiques; ça je m'en suis rendu compte plus tard. Mais sur le moment, que c'était bon!



L'époque napoléonienne doit être celle que j'ai essayée de reconstituer en premier, à l'époque avec des Playmobils. Mais encore une fois, je suis né trop tôt puisqu'il n'y avait pas à l'époque toute la richesse des gammes actuelles (sniff) ni le prosélytisme des défenseurs de l'échelle "75mm".
Ensuite, un copain m'a fait découvrir les figs plastique 1:72, à partir d'une boîte Esci sur Waterloo qu'on lui avait offert: les lanciers polonais contre les Scott Greys. Je devais avoir 10-11 ans. A partir de ce moment là, j'ai accumulé les boîtes au 1:72e. Mais les marques n'étaient pas très développées en ce temps là (à part les Airfix et les Esci, il n'y avait guère que des rééditions). Je me souviens que ça me chiffonnait beaucoup qu'il n'y ait d'ailleurs pas de figurine de Napoléon à cette échelle (les boites d'état-major de chez Italaeri sont sorties bien après). J'avais même essayé de "fabriquer" Napo en machonnant (plus qu'en customizant) une figurine de MP américain en manteau. Pathétique. Je ne vous raconte même pas la peinture à cette époque. Je fais mes premières armées en trempant/badigeonnant des figs mal ébarbées avec de la Humbrol qui faisait sécher tous mes pinceaux. Une cata. Mais c'est en forgeant qu'on devient forgeron, ne dit-on pas?
Après un détour par la guerre de sept ans (je vous raconterai une autre fois), puis par les figs fantasy Warhammer, je suis revenu au Napoléonien il y a 6 ans. Muni de bonnes résolutions, et d'un compte en banque de salarié, j'ai entrepris d'abord de liquider mon stock de figs plastique sur ebay (depuis que je leur ai dit ça, Olivier et Yvan m'en veulent un peu je crois), histoire de partir sur une bonne base. Influencé par les magnifiques images de Vae Victis, j'ai investi dans le 15mm. Ebay m'a ouvert pas mal de portes... Et les figs se sont accumulées dans mes vitrines.
S'est alors posé LE problème auquel sont confrontés tous les ludofigurinistes napoléonophiles: le maquis des règles existantes. Entre les défenseurs de l'historicité la plus stricte et ceux de la jouabilité; entre les partisans de l'échelle tactique avec respect de la taille de chaque unité et les afficionados de l'échelle stratégique préférant oublier la gestion des tirailleurs pour se concentrer sur les ordres des divisions, le torchon brûle souvent. C'est notamment le cas sur les forums (je me souviens de sujets sur Napofig ou sur le forum du jeu d'histoire ... mais mieux vaut oublier ces querelles et surtout ne pas citer de noms).
Comme tous les nouveaux joueurs, j'ai lu plusieurs règles (Pour l'Empereur, Ligne de bataille, Vive l'Empereur) et essayé certaines en club (La Grande armée de G. Martinez, DBN). Et je n'ai pas été très convaincu. LGA paraissait présenter un ensemble sérieux et complet, peut-être un peu trop. DBN nous a donné mal à la tête. Depuis, lorsqu'on me parle d'autres "nouvelles-règles-super-historiques-très-précises-de-la mort-qui-tue", le genre en 200 pages, je suis de mauvaise humeur. Je voulais une règle à la fois simple, suffisamment historique, mettant réellement dans la peau d'un chef de corps, et suffisamment jouée pour trouver des adversaires et des conseils.
Je crois que j'ai trouvé avec NAPOLEONIC PRINCIPLES OF WAR (NPOW).



Je recopie ici la présentation qu'en fait Didier Rohas, le responsable du suivi de la règle à la Fédération française du Jeu d'Histoire:

"Les règles « Principle Of War » couvrent les conflits du début de la Renaissance jusqu’à la guerre de 1914-1918 (y compris les conflits coloniaux).

Cette grande famille se divise en plusieurs volets : Renaissance, 18ème siècle, Empire et 19ème siècle. Tout ce petit monde en est actuellement à sa deuxième édition et l’on attend pour cette année la version Antique-Médiévale. Comme l’indique le nom de la règle, toutes les périodes couvertes sont régies par le même système de fonctionnement en tenant compte des particularités de chaque période.

La période du 1er Empire est couverte par « Napoleonic Principle Of War » ou NPOW. Cet ensemble de règles simples fonctionne bien (la deuxième édition ayant résolu le problème de la dispersion des troupes). Les joueurs débutants sont rapidement autonomes même s’ils ne peuvent saisir de suite toutes les subtilités du jeu. Cette règle dispose de listes d’armées prévues pour jouer en budget et se positionne comme une règle de tournoi (elle semble devenir la règle de compétition outre-atlantique) ou de rencontres amicales en club. Mais elle est tout aussi jouable en reconstitution de batailles historiques ainsi qu’en campagne.

L’unité de base, même si la règle est volontairement peu explicite sur l’échelle, est le régiment pour l’infanterie, la brigade pour la cavalerie. Une liste de la règle représente un corps d’armée constituée de plusieurs divisions. Les divisions regroupent plusieurs régiments d’infanterie ou brigades de cavalerie ainsi que des batteries d’artillerie. Les listes sont une synthèse des types de troupes les plus utilisés par chaque nation pendant une période donnée.

La principale caractéristique du système POW est de donner à chaque unité (régiment, brigade, batterie d’artillerie) des "points de force" qui traduisent aussi bien le nombre que la qualité des soldats qui la compose. Toutes les unités (sauf l’artillerie) sont constituées de trois plaquettes et tous les régiments prennent la même place quelles que soient leurs tailles. Cela peut gêner le puriste mais, à l’usage, cette méthode est très pratique et n’apparaît pas réellement importante. Les masses irrégulières comme les cosaques, les levées ottomanes bénéficient d’un autre soclage. La règle privilégie la manœuvrabilité, ce qui donne un avantage décisif aux troupes disposant d’une organisation à la française. Il est donc important de faire combattre ensemble des armées de la même période.

Le tour de jeu comporte plusieurs phases : mouvements, tirs, mêlées, tests de moral. Les joueurs exécutent ces phases à tour de rôle. Les combats, les tirs ainsi que les tests de moral sont résolus à partir de la valeur de base de l’unité + quelques modificateurs simples. Même s’il est possible de résoudre un ensemble de combats comme un combat unique, les confrontations se font la plupart du temps unité par unité. Les tirs bénéficient d’une phase particulière et ne sont pas intégrés dans le combat. Les tirailleurs et l’artillerie régimentaire n’apparaissent pas sur la table mais sont pris en compte dans la phase de tir par des bonus proposés aux régiments qui en disposent. Le test de moral prend une place importante dans le déroulement de la partie.

Les petits inconvénients de la règle sont constitués par le nombre de listes d’armées et leur composition (moins important que dans d’autres règles) et le budget proposé qui favorise les listes françaises et le système français.

Il faut savoir que les listes proposées dans NPOW sont prévues pour les tournois et représentent une synthèse des troupes les plus utilisées pendant la période donnée. Il est relativement facile de constituer des listes à partir d’ordres de batailles historiques pour faire de la reconstitution ou jouer en campagne. Le système de budget favorisant le français est d’une part équilibré par le système de placement des points d’objectif favorisant les armées des alliés. Il peut l’être également si l’on réalise un ajustement par rapport au total des points de force des armées (il suffit d’ajouter le nombre d’unités nécessaires dans la liste la plus faible pour réaliser un équilibre et ceux ci à partir des options de chaque liste).

Les règles POW sont en anglais mais vous pouvez obtenir des traductions des différentes périodes sur plusieurs sites web français (qui disposent de l’accord de l’auteur).

Les échelles :

- Plus petite unité : Infanterie (Régiment), Cavalerie (Brigade), Artillerie (plusieurs batteries).
- Echelle du jeu : Terrain 1 km = 28 cm
- Plaquette d’infanterie (333 à 666 hommes)
- Plaquette de cavalerie (166 à 333 hommes)
- Plaquette d’artillerie (12 à 20 canons)".

J'ajoute que, depuis, Didier Rohas et son équipe ont réalisé des listes historiques couvrant l'essentiel des théâtres d'opration, et permettant d'allier à la fois historicité et armées budgétisées. C'est le principe que nous avons adopté au club.

Vous trouverez d'autres renseignements et aides de jeu sur:
http://napofig.free.fr/NPOW.htm