jeudi 12 mars 2009

Escarmouche sanglante en Normandie (PATROL)

On aurait pu sous-titrer "Ou comment ma grenade m'a tuer..."


Vendredi dernier, SD nous a initiés à une règle d'escarmouche 2nde Guerre mondiale: PATROL.

Quelques mots sur la règle (après une première impression):
Il s'agit d'une règle assez fluide où on ne joue qu'avec une dizaine de figs de chaque côté (un groupe, au plus une section). Les mécanismes paraissent inhabituels au premier abord: on joue par rang d'initiative pour chaque séquence. Mais une égalité lors du test donne un "évènement" (sauter sur une mine, un char apparaît...) et le tour est alors fini. Chaque fig est dotée d'un certain nombre de points d'action qui lui permettent d'avancer (1 point d'action = 1 pouce), ou de tirer ou de se mettre à couvert, ou encore de réserver son tir pour une future opportunité. Il ya bien sûr des caractéristiques propres aux armes (les fusils Garand peuvent tirer deux fois par action; les MG42 16 fois)... Lorsqu'une touche est effectuée, on teste pour savoir quelle partie du corps est atteinte. Il y a plusieurs types de positionnement et de couverts qui influent sur ces blessures.

Le but n'est pas (seulement) de dégommer l'adversaire, mais de remplir les conditions de victoire d'un scénario aléatoire et secret qui est propre à chaque joueur. Le jeu est très orienté vers l'esprit campagne: après chaque scénario, les survivants acquièrent de l'expérience qui peut être investie pour utiliser les armes de l'adversaire ou obtenir un meilleur moral.

Hors ça, testons!

Tuf avait mis à disposition ses décors et ses superbes 28mm (de chez Artizan je crois), magnifiquement peintes comme il se doit. C'est toujours un plaisir de jouer avec lui.

Le terrain est normand, c'est-à-dire coupé et dévasté comme il convient en ce mois de juin 1944:





Le scénario était en fait double: Tuf était en charge d'une patrouille allemande dont l'objectif (secret) était de faire un prisonnier et de le ramener vivant (Ach, on fa le faire parler).
J'étais aux commandes d'un groupe de biffins américains qui avaient volé leurs uniformes à leurs copains parachutistes (leurs caractéristiques restaient donc celles de troupiers de base). Mes ordres étaient de m'emparer d'au moins 6 objectifs et de les fouiller... Plus facile à dire qu'à faire!


Gagnant l'initiative, les premier GIe's arrivent.



Tout est dans la discrétion. La preuve, on les distingue à peine!


Les Allemands surgissent au détour d'un chemin creux...


Et évidemment se précipitent dans le bunker avec, devinez quoi, la MG42. Pour l'avance discrète, c'est râpé je crois...


Le reste des "jerries" en tenues camouflées arrivent en passant par les champs.



Les premiers tirent commencent. Et la première perte est déjà un Ricain mal planqué, allumé par un sniper.


Tandis que l'un de mes GIe's se porte au secours d'un nouveau blessé, mon FM Bar perd du temps à rejoindre un nouveau poste de tir.


Les Allemands se pressent le long des murs ou des haies qui bordent le grand champ.



Je ne parviens qu'à en blesser superficiellement un.




Sautant sur l'un des objectifs, l'un de mes GIe's croit avoir trouvé un bon poste de tir dans cette maison en ruines.


C'est compter sans la puissance de feu de la MG42. Un nouvelle perte!


Nouvelles tentatives de prise d'objectif et de planque.



ça tire de plus en plus. Mais les Allemands sont vraiment résistants!



L'un d'entre eux finit par sortir du champ et par se diriger ver le village (ou plutôt les ruines de ce qu'il en reste). Planqué derrière le mur et mes tireurs étant au tapis, je n'ai plus comme ressource que de lancer une grenade. Et hop!



DAMNED! Un test d'expérience catastrophique et un test de dispersion qui l'est plus encore: la grenade rebondit en haut du mur et retombe sur son lanceur qui est grièvement blessé! ça ne s'invente pas!


Nouveau jet de grenade d'un de mes derniers Guys encore valides; cette fois, la grenade passe le mur, mais ne blesse que superficiellement à la jambe le grenadier allemand décidément indestructible!



Trop tard! le Feldwebel allemand a réussi à s'emparer d'un Américain blessé (notez la mare de sang coagulée...).


Reste maintenant à le ramener dans les lignes. Mais je n'ai plus de quoi les inquiéter: le groupe ricain vient de louper son test de moral!



Victoire allemande très nette donc. Mais une partie très drôle!!




mardi 24 février 2009

Victoire alliée sur la Roer! (BLITZKRIEG)

Nous voici donc dans la vallée de la Roer, plus exactement à Floverich, près d'Aix-la-Chapelle, portes du Troisième Reich en cette mi-novembre 1944.

Chargés par le genéral Harmon lui-même, les commandants SD et Aniboule ont pris la tête des pointes blindées chargées d'opérer la percée. Ils disposent d'un vaste panel de chars: Shermans 75 et 76, mais aussi de renforts au 2e tour (M5 Stuart et M7 Priest) et, un peu distancée, une compagnie d'infanterie mécanisée suit en Half-tracks.


Face à la déferlante, un Kampfgruppe de la 183e Volksgrenadiersdivision, dirigé par l'éternel germanophile Olivier, est chargé de faire de Floverich un cimetière de blindés ennemis. Eh oui, le scénario ne s'appelle pas "Panzerknackers" (croqueurs de chars) pour rien.
Les Allemands disposent donc d'ouvrages de défenses (dents de dragon, champs de mines, barbelés), mais aussi d'un redoutable Pak 43 qu'Olivier a planqué dans les bois qui forment la lisière du village. Vous arrivez à le distinguer?


Au premier tour, les Américains ont l'initiative et font mouvement avec leur premier char, Pressés de démontrer leur valeur, les artilleurs allemands ouvrent immédiatement leur feu avec le 88mm. Et (comme de juste) le Sherman explose dans une grande gerbe de flammes. Néanmoins, SD exulte: les mouvements suivants pourront se faire sans crainte maintenant que la pièce allemand a tiré. Confiant, il charge son complice Aniboule de bouger les 5 autres chars.




Mais revoilà la poisse qui pointe à nouveau le bout de son nez. Un Sherman 76 est immobilisé dans la boue! Un autre rate non seulement son test d'immobilisation, mais aussi son test d'expérience. Adieu l'équipage! SD commence à devenir nerveux, tandis qu'Olivier estime ouvertement qu'il n'aura même pas besoin de son infanterie pour décimer les tanks alliés.
Devenus soudain prudents, les Américains déploient des écrans de fumigènes autour de leurs tanks. Leurs premiers tirs ne sont pas fameux (il est vrai qu'ils commencent à tirer au jugé sur les maisons). Mais un dernier tir est plus heureux: il allume en un seul tour le Pak 43!
Dépité, Olivier fait manoeuvrer son Jagdpanzer IV pour lui donner un bon angle de tir sur la route.



Au tour suivant entrent les 105 automoteurs. Aussitôt, ils déchainent un tir sur la Kommandantur qui forme l'objectif. Les obus parviennent à faire s'effondre une portion du toit, atteignant un groupe de commandement allemand qui y était caché, et le démoralisant.






Avançant désormais avec circonspection, les tanks américains évitent l'angle de tir du Jagdpanzer IV.



A partir du 3e tour, l'arrivée des Half-trancks transportant la compagnie de GIe's établit définitivement la supériorité américaine. Mais le terrain et la prudence ralentissent les Américains, qui préfèrent attendre afin de coordonner l'attaque de leurs blindés et de leur infanterie. En attendant, les M7 et les M4 crachent leurs obus sur les cibles, le plus souvent au jugé!



Au 5e tour, les Américains sont prêts à lancer leur attaque et s'élancent vers le bois au Sud.





Leur objectif est de contourner les nids de mitrailleuses et les snipers embusqués en passant par un couvert. L'infanterie débarque ainsi presque sans pertes.


De son côté, les 2 Stuarts ont réussi à contourner les obstacles antichars et à retrouver la route et le terrain ferme. Aniboule ne résiste pas à l'esprit "cavalier" et lance ses 2 chars légers dans les rues de Floverich.



Coup de chance magnifique: il a l'initiative, ce qui lui permet de contourner le Jagdpanzer IV (qui ne réagit pas, le chef de char n'étant pas sorti). Les 37mm, même à cadence de tir 2, ne sont pas une grande menace pour le Panzer. Mais, le deuxième tir réussit à l'immobiliser. Or, un canon d'assaut immobilisé n'a plus beaucoup de chance de survie!
Malgré la menace des Panzerfaust ennemis, le 2e Stuart s'approche au plus près du Jagdpanzer IV et un 37mm trouve finalement le chemin du blindage arrière.


Dans les derniers tours, la pression américaine ne se relâche pas, les obus continuant de pleuvoir sur les défenseurs allemands, qui ont bien du mal à réagir.



Lorsque les fantassins américains pénètrent au Sud de Floverich, ils parviennent à éliminer en assaut des Allemands embusqués. Les Shermans sont encore devant les obstacles antichars. Mais les Stuarts parviennent à éliminer de l'objectif les ennemis démoralisés.


Bilan: au 8e et dernier tour, les Allemands n'ont plus de groupes sur l'objectif, alors que les Stuarts en tiennent les accès. Victoire alliée donc, que l'on peut mettre au compte d'un bombardement continu des positions allemandes et de pas mal de chance lors des tirs au jugé (notez que si cette règle optionnelle n'avait pas été utilisée, le résultat aurait sans doute été très différent).

Déjà meurtrie par l'aviation, Floverich n'est plus que ruines... Ach Guerre, gross malheur!

dimanche 15 février 2009

Bataille de la ROER, 2e (BLITZKRIEG)

Vendredi dernier, nous avons testé au club le scénario sur la bataille de la Roer (16 novembre 1944) que j'ai concocté pour la règle "Blitzkrieg":
http://www.blitzkrieg.fr/scenarios/Panzerknackers.pdf
C'est un scénario plutôt assymétrique qui met aux prises un fort contingent blindé américain et une compagnie de Volksgrenadiers allemands, ces derniers étant retranchés dans un village dont les accès sont minés et boueux...
Olivier prenait ses "gentils" Allemands, tandis que Seb' et Aniboule menaient les tankistes ricains.


"Alors tu vois, là avec ton 88 retranché, tu vas tous les allumer..." Me voici en train de briefer Olivier.

L'organisation de la table est simple: une partie grisée (le village de Floverich, partiellement en ruines) et un terrain boueux, sillonné de routes étroites bordées de haies.

Vues sur le contenu de la "boîte magique":




r
Merci à Antoine pour les clichés.

lundi 9 février 2009

...à propos, vous avez déjà vu un film de Gladiateurs?

Amateurs de corps huilés et de gars musclés en jupette courant sur le sable, bonjour!

C'est vrai que j'aurais pu intituler le message "Morituri" et jouer à fond la carte plus hollywoodienne: les jeux cruels de l'Empire romain, les redoutables affrontements dans l'arène sous les yeux d'une foule décadente, le courage de ceux qui savent qu'ils vont mourir pour que la plèbe ait ses jeux...
Vous voyez de quoi et de qui je veux parler....


Mais apprécier les gladiateurs, ça peut être aussi ça... rincez-vous l'oeil, cela ne nous regarde pas!



Un peu de second degré ne fait pas de mal...
Et puis, il y a plus sérieusement les illustrations d'Angus Mc Bride, tiré du Osprey.



Bref, j'ai fini il y a quelque temps de peindre une série de gladiateurs de chez WARGAMES FOUNDRY. Leur gravure est ancienne, selon les canons actuellement en vigueur. Mais je trouve la gamme très complète. Avec une douzaine de ces fiers à bras en jupette, ça devrait suffire pour quelques bonnes parties.
La question que je pose encore, c'est: quelle règle utiliser??
J'en ai vu une gratuite Munera sine Missione, et je vais tester.

La galerie:
-Un couple de nains (pas forcément partants pour être lancés): un mirmillon et un dimachère.


Le secutor:


Un Mirmillon:


Un Thrace:


Un autre Thrace affronte le Dimachère.


Un Mirmillon contre un troisième Thrace


Le nain mirmillon contre un samnite:


Mirmillon contre rétiaire:


Un Provocator attend le verdict de la foule avant la mise à mort d'un rétiaire...


Le Secutor se charge d'un condamné à mort... vraiment condamné!